Le
skateboard apparait comme un solide représentant des cultures
urbaines.
Il en a suivi les developpements et y a contribué en introduisant
les valeurs d'une pratique quotidienne, méticuleuse et appliquée.
Adulé ou craint il représente une attitude radicale dans la
ville. Il est mode de déplacement autant qu'outil d'appropriation
et
de transformation de l'espace urbain et des lieux publics. Il propose une
multitude de pratique au regard de la pluralité des supports et des
obstacles qu'il rencontre, qu'il recycle en geste et figure, en évênement
ludique, audible et référencé. Sa forte capacité de
création
le rapproche souvent des arts visuels et comme eux il a pris place dans la
ville, devenue un territoire à conquérir,
un lieu dynamique, un espace de mutation.
La pratique "street",
son évolution
et sa popularité, pose la question du partage de la ville entre
les différentes logiques de mobilité. Elle pousse à réfléchir
sur les équipements qui lui sont utiles autant qu'elle sublime leur
fonction et leur usage dans le champ collectif."Roule ma ville" propose
de mettre en lumière, à l'aide
de texte, d'illustration et de photographie, la face "publique" du
skateboard, celle que nous croisons mais que nous ne voyons, encore bien
souvent, qu'en des termes de transgression.
"Roule ma ville" propose
une attitude différente, qui prendrait acte de ces faits et tenterait
d'en comprendre la nature réelle,
d'en saisir l'usage pour permettre
des passerelles entre les "penseurs" de la ville et ses usagers.
Cette édition
n'aurait jamais vu le jour sans la gentillesse et la motivation de Claire
Calogirou et Marc Touché, sociologues au CNRS - Centre d'ethnologie
française,
Musée National des Arts et Traditions Populaires, l'association
Formula Prod, le 132 KRU,
le magazine Sugar en la personne de Sébastien Charlot et de Benjamin
Debert, Rémy N'Guyen, Cédric Viollet, François
Ledieu,
Matthieu Verdeil, sans oublier la Fondation de France , l'association fordacity©,
le Fonds Régional d'Art Contemporain Provence Alpes Côte d'Azur
et le bureau des compétences et Désirs.
Hervé Paraponaris
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